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 Faut-il libérer les elfes de maisons ?

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Voguerêve
Voguerêve
Maître Floc Floc
Masculin Messages : 247
Date d'inscription : 06/03/2013
Age : 26
MessageSujet: Faut-il libérer les elfes de maisons ?   Faut-il libérer les elfes de maisons ? EmptySam 15 Juin 2019 - 22:24

Je parle ici des elfes de maisons de l'univers de Harry Potter.
Les elfes de maisons sont des esclaves qui travaillent sans relâche pour leur maîtres sorciers. Ils sont extrêmement fier de leur condition et des services qu'ils rendent au point qu'il prennent la proposition de les libérer comme une menace et une insulte à leur travail. Ils considère qu'un bon elfe ne se plaint pas, fait tout ce qu'on lui demande et plus encore, ne dis jamais de mal de son maître et ne trahit jamais ses secrets. Ils se punissent d'eux même très sévèrement par des châtiments corporelles lorsqu'ils considère avoir commis une faute.
Dans toute la série on ne voit qu'un seul elfe différent de ces standards, un marginal qui aspire à la liberté et à avoir un salaire. Mais même lui demande un salaire ridiculement bas par rapport à celui d'un sorcier et se punit encore tout seul même si il n'a plus de maître. Ces comportements sont si profondément ancrés en ceux de sa race que même lui les reproduit alors qu'il cherche à s'en émanciper.


Hermione Granger un personnage du livre est révoltée par la situation des elfe et monte une association qui à pour but de promouvoir le droit des elfe. Cette initiative ne rencontre aucun succès. Les elfes ne sont pas intéressé par leur libération et les sorcier ne voient pas le mal à employer des elfes puisque cela leur fait de toutes façon plaisir.


La question que j'aimerai poser est la suivante : Qu'est-il éthique de faire dans cette situation ?


Doit-on imposer notre vision de ce qui est bien aux elfes et chercher leurs libération en ignorant leur volonté ? Doit-on laisser les choses telle qu'elles sont puisqu'elles semblent convenir à tout le monde ?


Et plus profondément et universellement : Quand est-il moral d'agir pour le bien d'autrui d'une manière qui ne lui convient pas ?
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nuages
nuages
Arpenteur de la Voie
Messages : 70
Date d'inscription : 12/11/2018
MessageSujet: Re: Faut-il libérer les elfes de maisons ?   Faut-il libérer les elfes de maisons ? EmptyJeu 4 Juil 2019 - 12:03

Je vois que personne n'a encore répondu à ce sujet, que je trouve pourtant très intéressant !
Je vais en venir directement aux questions posées par Voguerêve.

1- Qu'est-il éthique de faire dans cette situation ?

Dobby est l'exception parmi les elfes, le seul à vouloir s'émanciper comme tu l'as bien dit, Voguerêve. Il illustre le fait qu'il y a toujours espoir que les elfes finissent par vouloir réaliser leur émancipation.

Tu n'as pas parlé de Winky, qui a été libérée contre son gré, personnage plus développé dans les livres et qui servait la famille Croupton (je l'ai appris en lisant le wiki). Suite à sa libération liée au reproche de ne pas avoir surveillé correctement Barty Croupton Jr., elle se sent si désespérée qu'elle sombre dans l'alcoolisme. bière Le risque de la libération des elfes serait de les voir rejoindre un état comparable à celui de Winky.

Si une libération forcée n'est pas souhaitable pour les elfes, cela reste possible de faciliter leur libération et d'exiger de meilleurs conditions. Par exemple, les elfes pourraient être autorisé.es à changer leur condition d'esclave du moment qu'iels le souhaitent (plutôt que par don de vêtements de la part de la.e maître.sse), et la maltraitance serait interdite sous peine de libération de l'elfe maltraité-e, qui pourrait alors changer de maison. En plus de ces changements de règles, de l'éducation pourrait être faite pour faire prendre conscience aux elfes et à leur maître.sse de l'injustice de la situation.

2- Quand est-il moral d'agir pour le bien d'autrui d'une manière qui ne lui convienne pas ?

Je vais répondre en fonction de ma propre vision de la justice, de ce qui est bien ou mal.

Le bonheur d'une personne dépend de sa propre perception de sa vie, ainsi que des signaux de son corps. Il y a des stimuli directs de l'environnement qui nous procurent du bien-être (manger quelque chose d'agréable, un bon massage...) ou du mal-être (se blesser, avoir trop chaud ou trop froid...), mais il y a aussi le facteur stress (calme ou au contraire danger), les émotions (joie ou tristesse, colère ou sérénité, dégoût ou admiration, etc.), le sentiment de poursuivre un but (ou de se perdre) et la confiance en soi (se sentir libre de faire ce qu'on désire) parmi les facteurs de bonheur/malheur qui me viennent à l'esprit.
On peut déterminer plus ou moins facilement quels signaux procurent ou non du bonheur, anticiper ce qui causera du stress et des émotions. Ce sera plus difficile si des éléments du passé de la personne nous sont inconnus, et je pense que le sentiment de poursuivre un but et la confiance en soi sont très difficiles à comprendre et voir leur influence sur le bonheur d'un point de vue extérieur.
Il faut essayer de mieux comprendre ce qui joue un rôle dans le bonheur d'une personne afin de pouvoir l'aider en fonction de ce qui pourra l'affecter positivement. Moins on connaît une personne, plus il y a de risques de se méprendre sur sa situation et de ne pas l'aider correctement.
Je pense qu'on peut essayer d'agir pour le bien d'une personne sans son accord en prenant sa responsabilité si on la connaît suffisamment et si le risque est faible de se tromper.
Aussi, il faut prendre en compte le fait qu'aider une personne peut nuire à une autre, et donc prendre le temps de mesurer les conséquences et les risques du changement que l'on veut accomplir.
Cela demande du courage, de l'empathie, de la confiance en soi et une sérieuse réflexion que d'aider quelqu'un.e de manière responsable, et plus encore si la personne à aider ne voit pas d'intérêt à l'être. Si possible, cela sera plus doux de faire d'abord comprendre l'intérêt et les risques du changement à la personne que l'on souhaite aider afin de lui éviter de ressentir de la honte ou de la colère (en fonction de la fierté/confiance en soi de la personne) d'avoir été aidé.e sans son accord, même si cela réussit à la rendre plus heureuse. Parfois ce n'est pas possible de communiquer ses intentions (danger imminent ou autre difficulté de communication) et il faut juger si le bénéfice de l'aide en question sera supérieur aux sentiments d'avoir été trompé.e ou si agir anonymement pourrait contre cet effet.
Le problème peut aussi être très compliqué à résoudre par soi-même, et c'est un choix qui peut se prendre à plusieurs.
On peut également perdre de vue son propre bonheur en cherchant trop à aider les autres. C'est également très subjectif. Il faut se connaître soi-même.

J'ai abordé pas mal de points différents. J'aurais du mal à synthétiser plus les informations. J'espère m'être exprimé.e de manière compréhensible.
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